Présentation du projet
- Contexte
Le Burkina Faso, pays sahélien où l’agriculture, l’élevage et la pêche occupent plus de 80 % de la population active, fait face depuis les années 1970 à des sécheresses récurrentes qui fragilisent ses ressources en eau. Sur les 974 barrages que compte le pays, 41 % sont aujourd’hui dans un état de dégradation avancé.
Face à ce défi, le Gouvernement burkinabè, avec l’appui de la Banque mondiale, a lancé le Projet de Sécurité de l’Eau au Burkina Faso (PSE-BF). Inscrit dans la dynamique de l’Offensive Agropastorale et Halieutique (OAPH), le projet vise à améliorer la sécurité des barrages, l’accès aux services d’irrigation et des bassins versants, ainsi que la résilience des populations face au changement climatique.
Mis en œuvre par le Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques à travers le programme budgétaire 075 « Aménagements agropastoraux et irrigation », le PSE-BF intervient dans huit régions du pays. Il prévoit notamment la réhabilitation et la sécurisation de plusieurs dizaines de barrages, l’aménagement de nouveaux périmètres irrigués et le renforcement des cadres de gestion durable de l’eau, pour un investissement global de plus de 92 milliards de FCFA.
- Objectif de développement du projet (ODP)
Améliorer la sécurité des barrages, l’accès aux services associés d’irrigation et des bassins versants, et la résilience au changement climatique des bénéficiaires.
- Les six composantes
- Composante 1 : Sécurité et résilience climatique des infrastructures de stockage d’eau ;
Elle vise à sécuriser les infrastructures des barrages prioritaires pour garantir un accès continu aux ressources en eau associées, et à valoriser ces ressources en eau, en renforçant la résilience aux inondations et à la sécheresse.
- Composante 2 : Développement d’infrastructures hydro-agricoles intelligentes face au climat ;
Cette composante vise à améliorer et étendre les services liés à l’eau ainsi que les avantages économiques générés par les barrages dans les zones sujettes à la sécheresse, notamment les barrages réhabilités dans le cadre de la composante 1.
- Composante 3 : Protection et gestion intégrées des bassins versants ;
Elle vise à réduire les conflits entre les différents utilisateurs des terres en facilitant la conclusion d’accords consensuels sur l’utilisation des terres.
- Composante 4 : Réformes sectorielles et appui à la mise en œuvre de la SNESB ;
Elle vise à appuyer le renforcement des cadres juridique et institutionnel et des capacités pour améliorer la sécurité de l’eau au Burkina Faso. Son but est de contribuer à rendre opérationnelle la Stratégie nationale d’entretien et de sécurité des barrages (SNESB).
- Composante 5 : Gestion du projet, mesures environnementales et sociales, et services de conseil ;
Cette composante permettra de financer des études supplémentaires et des services de consultants, la mise en œuvre des exigences de sauvegarde environnementale et sociale et la gestion du projet.
- Composante 6 : Composante d’intervention d’urgence conditionnelle (CERC).
Elle permettra d’apporter une réponse immédiate à une crise ou une situation d’urgence réunissant les critères établis, si nécessaire. Cette composante financera des travaux d’urgence en cas de catastrophe en prévoyant une composante d’intervention d’urgence conditionnelle (CERC) « zéro dollar » pour aider à restaurer les infrastructures endommagées, à garantir la continuité des activités et à accélérer le processus de réhabilitation.
- Résultats attendus (à présenter sous forme de chiffres clés illustrés)
- 38 barrages réhabilités et 2 nouveaux barrages réalisés ;
- 50 barrages défaillants restaurés, 66 barrages curés ;
- 788 ha de périmètres irrigués aménagés ou réhabilités ; 1 000 ha de terres fertilisées ;
- 10 étangs piscicoles, 15 plans d’eau empoissonnés, 8 PAGI de bassins versants élaborés ;
- 3 brigades d’intervention d’urgence, 5 textes réglementaires adoptés, 1 SAGE du Nakanbé élaboré.
- Zone d'intervention
Carte ou liste des huit régions couvertes : Kadiogo, Nakambé, Nando, Nazinon, Guiriko, Yadéga, Oubri et Djôrô.
- Financement
Coût total du projet, répartition entre le crédit IDA, la contribution de l’État burkinabè et celle des bénéficiaires, avec mention de la Banque mondiale comme partenaire technique et financier.
- Organisation du projet — L'Unité de Gestion du Projet (UGP/PSE-BF)
La mise en œuvre du PSE-BF est confiée à une Unité de Gestion du Projet (UGP/PSE-BF), créée par l’Arrêté n°2025-153/MARAH/CAB du 8 septembre 2025 au sein du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Animales et Halieutiques (MARAH). L’UGP est rattachée au programme budgétaire 075 « Aménagements agropastoraux et irrigation » et a son siège à Ouagadougou au sein de son Ministère de tutelle.